Article DBN Magazine avril 2020
Le 6 avril 2020
Titre de l’article :
Idée 1 «腹と腰HARA to KOSHI : Comment développer la conscience du ventre et des hanches
pour mieux pratiquer le shiatsu ?»
Idée 2 « 腹と腰HARA to KOSHI : Une conscience de corps à la japonaise pour mieux pratiquer
le shiatsu »
Préface
Depuis de nombreuses années, j’anime un séminaire pour les pratiquants de Shiatsu, titré « 腹と腰、
HARA to KOSHI, (le ventre et les hanches), le concept du ventre et des hanches dans la culture
japonais pour mieux pratiquer le shiatsu et autre disciplines ». Cet article complète mon séminaire sur
ce sujet. En introduction, je présente mon parcours et ma découverte du 丹田TANDEN. Puis je
parlerai de la vision et conscience corporelle traditionnelle du Japon. Enfin, je vais vous présenter
donner un exercice pour vous entraîner.
Je suis professionnel de shiatsu dans un cabinet à Paris. Je aussi crée ma propre école de shiatsu et
techniques corporelles et de bien-être à la japonaise. Nous organisons également des séminaires sur
des sujets spécifique tels que « 按腹図解ANPUKU ZUKAI, le livre à l’origine du Shiatsu et 13
techniques de shiatsu sur le ventre » « «肩と首KATA to KUBI, Shiatsu pour l’épaule et le cou, Travail
pour l’épaule et le cou avec la notion de Yin-Yang, Kyô-Jitsu et Hô-Sha. » « 横臥へのこだわり,
Passion pour la position sur le côté »
Mes premiers souvenirs de shiatsu remonte à mon enfance quand j’avais 5 ou 6 ans. Mon père avait de
grandes douleurs au bas du dos à cause de son travail de motard dans la police. Je me souviens encore
des séances de traitement familiale pour mon père presque tous les soirs. Tous au début, petit garçon,
je marchais sur le dos de mon père en stimulant avec mes pieds. Plus tard, avec des livres comme
référence, c’étaient devenu comme de vraies séances de shiatsu pour lui. Ma mère était en charge de
la moxibustion après moi. C’est donc à cette époque que séances le shiatsu est entré dans ma vie.
Adulte et après diverse orientations et métiers, je suis devenu photographe. Le mon rêve était est
l’image d’un voyageur autour du monde avec un appareil photo à la main. L’une de mes motivations
était quitter le Japon. Je ne pouvais supporter l’idée de devenir un employé de bureau typiquement
japonais.
Quand j’avais 20 ans, j’avais un dilemme. Je voulais me changer. Vivre me semblait être d’explorer, à
la fois physiquement, mentalement, et spirituellement. Je pense que c’est parce que je me sentais
faible. Je pense que ce sentiment était finalement une force. Plutôt que de la faiblesse, je parlerais
maintenant, de sensibilité.
À cette époque, le Shiatsu et les méthodes de santé japonaises contenaient des réponses que je
cherchais. Ainsi, ces méthodes de santé traditionnelles sont devenues un passe-temps. Elles ont
contribuées à améliorer ma vie.
Je pense que j’ai cultivé des apprentissages et des pratiques comme comment respirer, comment
utiliser le corps, comment faire de l’exercice, comment manger et comment dépasser certaines choses.
Par exemple face à une maladi, au lieu de dépendre du système médicale et des médicaments
chimiques, la sagesse enseigne plutôt de ralentir les activités, se soigner naturellement, moins
manger,,,,. Ce fut de grandes leçons de vie.
Plus tard, lorsque j’ai commencé à vivre en France, j’ai développé ma pratique professionnelle du
shiatsu. Afin d’approfondir le Shiatsu, né au Japon, approfondir la culture corporelle de ce pays m’a
semblé nécessaire. Par cette pensée, j’ai naturellement approfondi les sagesses de ce pays concernant
la santé.
Rencontre avec le concept de 丹田TANDEN.
En faisant cette recherche sur ma vie, le concept du TANDEN est apparu comme central. Ce concept
m’a fasciné dans toutes les histoires traditionnelles. J’ai testé plusieurs méthodes de respiration,
d’exercices corporelles et, de méditation. Mon ressenti de la vie a commencé à s’améliorer.
Développer mes capacités respiratoire, était aussi une des mes raisons pour commencer l’apprentissage
de la flute traditionnelle japonaisr, 尺八le Shakuhachi. De cet instrument vient d’une longue tradition
des moines Zen. Par l’exercice de ces diverses disciplines, je me suis familiarisé avec ce concept du
TANDEN.
J’utilise le mot « TANDEN » pour désigner notre noyau central. Je souhaite rendre plus accessible ce
concept. Porter l’attention sur notre noyau central va progressivement permettre de développer notre
ressenti intérieur. L’écoute de ce centre nous met en contact avec le vivant en nous, plutôt que d’être
focalisé sur l’extérieur. Cette conscience et attention donne l’accès à cette sensation intérieur.
Avoir l’idée que nous avons un centre en nous est rassurant et indique la voie. La sagesse orientale m’a
donné cette direction. Pour débuter, il suffit de juste s’y intéresser, et puis de commencer à écouter
notre intérieur en pratiquant à la respiration.
En devenant pratiquant de shiatsu, j’ai compris qu’une telle introspection intérieure mène directement
aux qualités d’un professionnel de shiatsu. Ceci est commun à la pensée de 増永静人Shizuto
MASUNAGA.
Ma passion pour la recherche de méthodes de santé japonaises a soutenu ma pratique du shiatsu. Un
jour, j’ai découvert des livres de 斎藤孝Takashi SAITO, écrivain et chercheur sur la culture japonaise.
Il est synthétisé la conscience corporelle japonaise en termes simples et faciles à comprendre. Inspiré
par ses paroles, le concept du stage «腹と腰Ventre et Hanche» est née.
En traduisant quelques extraits d’un de ses livres, je vais essayer de vous expliquer et de clarifier cette
conscience particulière du Japon.
Le livre> « 身体感覚を取り戻す、腰・ハラ文化の再生 » 斎藤孝、NHK Books
« Retrouver la conscience corporelle, le retour de la culture du ventre et des hanches » Takashi SAITO
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« Les axes centraux de la culture corporelle au Japon sont la « culture des Hanches et le ventre » et la
« culture du souffle « . La culture corporelle japonaise a mis l’accent sur KOSHI et HARA, entre
autres.»
Si vous ne pensez qu’au ventre, la vision est incomplète. Comme pour les notions de yin et de yang, la
vision complète intègre les deux aspects. Une expression japonaise dit que lorsqu’il manque un côté, il
manque un bras片手落ち. Les hanches sont liées au ventre et inversement. Cette culture abdominale
腰肚文化est également profondément liée à la culture du souffle息の文化.
Les arts martiaux 武道et arts du spectacle 芸道japonais ont en commun de souligner l’importance de
腰KOSHI et 肚HARA. Que ce soit la cérémonie du thé茶道, le Nô能, le tir à l’arc弓道 ou le kendo剣
道, la base de l’utilisation du corps d’un art japonais peut être appliqué à divers domaines.
Fondamentalement, si les fondations des hanches, du bassin, sont bien établies, le ventre dispose d’une
place ample et confortable.
En japonas, on parle de 構え, KAMAE. Il s’agit de la forme. Quand on fait quelque chose, KOSHI, les
hanches doivent d’abord être bien « établies ». Le bassin doit être bien « redressée » mais ce n’est pas
une forme figée.
En shiatsu aussi, s’il n’y a pas cette forme, cet art ne peut pas s’exercer correctement. C’est pourquoi
dans tout art, il y a des indications, corrections du positionnement. Tout commence la, dans HARA to
KOSHI (le ventre et les hanches).
Le KAMAE corresponds à une posture, non seulement physique, mais aussi intérieure. Quand une
personne a un bon KAMAE sur KOSHI, il y a de l’espace pour son ventre, de l’espace physique et
intérieur. En japonais, on dit « 腹のできた人HARA NO DEKITA HITO». Ce qui peut traduire :
quelqu’un qui a bien établi son ventre. Cela signifie, quelqu’un qui est mature, qui a développé sa
personnalité, maturité intérieure. Quelqu’un qui n’a pas cette forme, c’est quelqu’un qui a perdu
courage.
Tous les arts traditionnels japonais ne peuvent être progressé sans cette conscience corporelle. Cette
conscience peut être appliquée dans tous les aspects de la vie humaine. Il ne fait aucun doute que cela
applique au shiatsu, né au Japon.
« Si KOSHI, les hanches et HARA, le ventre sont bien établit, la colonne vertébrale sera correctement
positionnée dessus et la posture du corps se redresse naturellement. Si la posture de KOSHI est
affaissée, la colonne vertébrale se pliera même si vous essayez de la forcer verticalement. Si la colonne
vertébrale est la base de l’axe central, cette conscience est fortement lié au KAMAE de la posture de
KOSHI. »
Par cette phrase, l’auteur exprime sa vision de HARA to KOSHI, la posture et conscience de l’axe
central. Je pense que cette expression reflète de manière complète la conscience corporelle japonaise.
Je partage cette vision et je l’applique dans ma pratique et mes enseignements.
Etat de 自然体 SHIZEN TAI , le corps Naturel
Je voudrais vous présenter un autre concept japonais : 自然体 SHIZEN TAI. La traduction directe
signifie « le corps Naturel».
Nous avons vu précédemment la notion de KAMAE, qui représente plus la forme. Le concept de
SHIZEN TAI comporte des similitudes. La différence est que ce concept représente l’état de une
personne. Il s’agit à la fois d’un état physique et psychique.
Le SHIZEN TAI correspond à un état calme, détendu, serein quelque soit la situation extérieure. Dans
une situation de crise, familiale, relationnelle, professionnelle, ou celle que nous vivions actuellement
à l’échelle de la planète, le SHIZEN TAI, c’est de rester dans notre état naturel de tranquillité. Dans cet
état tranquille, on peut agir vite et efficacement lorsqu’un danger ou une situation importante arrive.
Les pratiquants d’arts martiaux notamment travaillent à atteindre un bon niveau de SHIZEN TAI.
Concernant l’aspect physique, le SHIZEN TAI est représenté ainsi : Alors que tout le haut du corps est
bien relâcher, le bas est plein d’énergie et bien stable. Le bas du corps est bien enraciné au sol, ressent
la gravité. Quand on est debout, les genoux et les hanches sont déverrouillés, les articulations souples.
On peut dire en japonais, que le bas du corps doit être « ねばり強いNEBARI ZUYOI », c’est à dire à
la fois solide et à la fois souple, élastique. Il s’agit d’un état stable mais qui peut bouger spontanément.
Le centre d’énergie appelé TANDEN est posé au-dessus de cette base solide et souple. Et le haut du
corps est au-dessus. L’image pour le haut du corps est celle d’un corps suspendu par le sommet de la
tête.
Vous pouvez imaginer un grand arbre. On peut dire que cette image ou le symbole est la forme idéale
de la vision japonaise ou même asiatique. Une expression traditionnelle symbolise cet état là : «
上虚下実» JYO KYO KA JITSU, le haut est kyô, le bas est jitsu.
Le Sumô, sport de lutte japonais
Le Sumo est un ancien sport au Japon. En observant la lutte de sumo, nous pouvons voir une vision du
corps traditionnel typique japonais. La lutte de sumo est mise une accent sur la force et la flexibilité
des jambes et des hanches.
四股立ちSHIKO DACHI, est un des exercices seule de demain de Sumo. Il est excellent comme
menu qui favorise ce mot japonais ねばり腰NEBARI GOSHI, les hanches solide, souple et élastique.
Tenez-vous droit de vos genoux au sol et abaissez suffisamment KOSHI. Au début, le haut de corps
est tendance de tomber en avant, mais faire effort de placer sa hanche en avant, et puis essayez de
redresser votre colonne vertébrale.
Simple exercice de pousser le mur avec plaine conscience du ventre et les hanches peut être efficace
pour sentir l’importance de cette partie.
Puisque le sol est saisi par la plante des pieds et que position de KOSHI est établit en plan de force, le
pouvoir d’étendre les genoux est efficacement transmis à l’abdomen. À ce moment, nous retenons
beaucoup de souffle dans le partie de TANDEN et mettons la pression sur le bas-ventre et laissons le
corps entier se rafraîchir.
On peut réaliser cette exercice à deux. Poussez comme le lutte de Sumo (押し相撲OSHI ZUMO) les
hanches de votre adversaire avec les mains avec le conscience. Appuyez juste au-dessus pour
commencer. Au lieu de faire trouver gagnant et perdu, essayez de ressentir la relation entre la
respiration et la tension à l’intérieur de votre propre corps tout en ressentant le corps de l’adversaire.
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Voici j’arrive à terminer mes écritures. Ca m’a prit beaucoup de temps à cause de la situation en ce
moment ce qui se passe dans le monde entier à cause de la pandémique.
J’étais en Italie de 27 février au 1 mars au moment en pas encore pandémique n’était pas si grave en
Italie pour animer le stage invité par APOS Toscana pour même sujet de cette article.
Je n’ai pas parlé dans cet article au sujet de la pratique que j’ai proposé dans le stage. J’ai proposé
plusieurs termes techniques au sujet de la pratique en utilisant le conscience de corps japonais.
Je laisse le mot japonais, 腰KOSHI. Au début, il existe plusieurs mots qui peut être traduit comme les
hanche, le taille ou le bassin, aucun n’est pareil. Donc, comme on est déjà familiarisé le mot de
HARA, je utilise ce mot de KOSHI.
Ecrit par Toshi ICHIKAWA, Traduction japonais-français par Laurance Lardeut, traducion
français-italienne par Stefano Reali.
Commentaires pour les images :
Image-1 : 立腰, RITSU YO, redressement de KOSHI et l’axe central.
Image-2 : Redressement de KOSHI et le colonne vertébrale.
Image-3 : 上虚下実, JYO KYO KA JITSU, le haut est kyô, le bas est jitsu.
Image-4 : 丹田, TANDEN est entre le ciel et la terre.
Image-5 : 四股立ち, SHIKO DACHI
Image-6 : 押し相撲, OSHI ZUMO, le lutte de sumô.
Qui suis je ?
Toshi ICHIKAWA, né à Tokyo au Japon en 1961. Spécialiste en shiatsu à Paris, dans le quartier Montparnasse. Directeur d"Ecole de Do-In et de Shiatsu de Toshi ICHIKAWA" agrée par le SPS (Syndicat Professionnel de Shiatsu) et la FFST (Fédération Française de Shiatsu Traditionnel). Shakuhachi player, Facebook, Youtube, Google, Linkin, Twitter, savoir plus


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