Sôtai Hô 操体法

Sôtai ou Sôtai-hô( )

Atelier Sôtai Hô : 3 dimanche en 2014

SÔ-QUOI ? SÔTAI-HÔ !

Vous n’avez certainement jamais entendu ce mot de votre vie, et pour cause ! Cette méthode japonaise basée sur le mouvement est encore inconnue en Europe. Pourtant, le Sôtai-hô (litt. « Méthode Sôtai ») est une pratique qui existe au Japon depuis plusieurs décennies et qui a su perdurer dans le temps, au-delà des modes.

Créée par le Dr Hashimoto et théorisée il y a près de 40 ans, elle s’est ensuite transmise à une dizaine de praticiens qui en ont fait leur spécialité. Il est intéressant de noter, toutefois, que la facilité d’approche de cette méthode permet son intégration par d’autres types de thérapeutes à leur pratique habituelle.

Alors que le shiatsu ou le reiki commencent à se faire reconnaître en Europe pour leurs vertus thérapeutiques, le Sôtai-hô est pour sa part resté prisonnier des frontières nippones. Il est temps de corriger cette injustice en vous le présentant ici.

INTRODUCTION AU SÔTAI-HÔ

Un peu d’étymologie qui nous en dit déjà beaucoup sur cette approche.  Sôtai (操体) provient de l’inversion des deux caractères formant le mot usuel Taisô (体操), « entraînement physique » en japonais. Alors que le Taisô s’inscrit souvent dans la performance et le dépassement de soi,  le Sôtai-hô, à l’inverse, prône un effort physique très maîtrisé (quasi imperceptible dans certains cas) : en somme, le mouvement nécessaire qui permettra ensuite au corps de se rééquilibrer.

Il est à parier qu’une séance de Sôtai déconcertera les néophytes, du fait que l’approche va à l’encontre des valeurs prônées par les sociétés modernes. Qui n’a jamais entendu, lors d’un cours d’abdo-fessiers, le prof crier à ses élèves: « Alleeeez, encore 50 abdos! Ne faites pas vos chochottes ». Si c’est ce que vous recherchez, vous serez déçus. Mais, si ce genre d’exhortations vous effraie, soyez donc rassurés ; lors d’une séance de Sôtai-hô, point de cris, point de compétition : on cherche simplement à ressentir un sentiment de bien-être pour soi, sans se comparer aux autres, sans se fixer un quelconque objectif quantitatif. Le seul but, s’il en est, sera d’ordre qualitatif.

BUT ET ACTIONS DU SÔTAI-HÔ

Le Sôtai-hô permet d’aider le corps à rétablir et à maintenir son équilibre naturel via une approche par le mouvement qui se base sur les sensations et le ressenti du patient. Par essence, l’enchaînement des mouvements pratiqués seul ou accompagné, n’est pas figé et varie d’une personne à l’autre. L’écoute et l’adaptabilité sont des composantes essentielles de la méthode voulue par Hashimoto.

La première vertu de cette approche est sans doute la prise de conscience du fonctionnement du corps et de ses possibles déséquilibres, grâce à un recentrage et une écoute attentive de ses sensations. Au travers de mouvements très simples combinés à une recherche constante du « sentiment de bien-être » décrit par Hasimoto, le Sôtai-hô permet de solliciter les ressources naturelles du corps à s’autoréguler.

Dans cette optique, Hashimoto souhaitait que le Sôtai-hô soit envisagé comme faisant partie d’un système plus grand.  Selon lui, certaines fonctions essentielles sont souvent ignorées jusqu’à ce qu’un dysfonctionnement ou une maladie pointent le bout de leur nez. Ces quatre fonctions interdépendantes qui aident à garder notre corps en équilibre sont :

respirer (息),  s’alimenter (食), bouger (動)  et penser (想)

Le Sôtaine vous demandera pas de revoir toute votre alimentation ou votre façon de penser, mais il est important de saisir l’imbrication des différents éléments, avec comme paire maîtresse respiration/mouvement. Certains verront sans doute dans le Sôtai-Hô des analogies avec  les approches yoga, méditation, ou encore Qi Qong.

PRATIQUE DU SÔTAI-HÔ

Après avoir pratiqué la médecine moderne occidentale durant plusieurs années, le Dr Hashimoto en a entrevu les limites. Il  s’est alors intéressé à la médecine orientale populaire sur laquelle il se basera  plus tard pour développer son modèle de traitement. Le point fort de la méthode, selon Hashimoto,  est de coupler ces mouvements à une respiration consciente et adaptée.

Comme expliqué précédemment, la performance n’est jamais au centre de la méthode Sôtai. Il n’est nullement question de la poursuite vaine du « bien-être absolu ». Ce que l’on recherche se résume à un sentiment de bien-être. «  Tiens, je suis plus à mon aise dans cette position … ». Ce déclic est suffisant pour commencer. En travaillant le point de confort et en respirant convenablement, Hashimoto s’est rendu compte que la zone douloureuse récoltait certains bénéfices sans que l’on ait à travailler directement dessus.

Pourquoi travailler dans le sens du bien-être ? Hashimoto explique qu’à l’origine, nous aspirons tous à nous éloigner de la douleur car elle est contre-nature. Le corps fonctionne naturellement selon ce principe et met en œuvre des mécanismes d’autorégulation. La douleur est donc un signal d’alarme essentiel. Autrement dit,  il faut cesser tout effort dès qu’il y a douleur ou inconfort pour retourner vers une sensation de bien-être, de confort physique et mental.

Lorsque les mouvements s’effectuent avec un praticien, il est essentiel que ce dernier soit très à l’écoute du patient afin d’adapter la pratique. En effet, la personne recevant le soin est la seule capable de ressentir et d’exprimer le confort ou l’inconfort d’une position donnée, d’une torsion, d’un étirement.

Mais, inutile de palabrer plus longtemps dirait Hashimoto :

Venez essayer ! Plus que toute autre méthode, le Sôtai n’est véritablement compris qu’à travers le ressenti. 

Paroles du Dr Hashimoto, fondateur du Sôtai Hô

Chaque chose recèle du positif, la clé c’est de toujours essayer!  Il faut comprendre que même l’échec est bénéfique. L’important c’est de continuer à être curieux. L’être humain est le seul à avoir oublié que la vie était affaire d’équilibre. L’instinct pousse les animaux à fuir spontanément vers le « confort ». Une personne ou un animal est le seul à pouvoir ressentir ses propres sensations et s’y fier. Si l’être humain retrouvait ses sensations primales, il serait possible de vivre en paix avec soi-même ici bas. Convaincus ou non, à vous d’essayer. Une fois que nous avons réussi à appréhender ce concept et assimiler dans notre corps, nous avons ensuite de la responsabilité de transmettre cette information aux autres.

 何でもよいから  やってみる事だ。失敗してもいいんだ。ヤジウマ根性が 大切なんだ。生命はバランス現象だということを人間だけが忘れている動物は皆知っているから気持ちのいい方向角度にスッと逃げてゆく気持ち良い悪いは本人きりわからない人間もそうすればこの世は極楽だということがわかる。ウソかホントはやってみてこの味をつかんだら、教える責任があるハズ100% 人間は誰しもこれを要求する。60%とれば間にあうのだが 慾が深すぎる。ほどほどに生きれば  この世は極楽


人間は動物だから
気持ちの良い方向・角度に
スーッと逃げれば
極楽 に行けるのだが

慾張ると怪我をする

100% – Ce que les être humain cherchent,

60% fait un bon équilibre pour se débrouiller, mais l’être humain a désir trop d’avoir. Où tu vie devient le paradis, si tu ne dépasse pas la mesure,

L’être humain est aussi un animal,

Il peut s’orienter vers le paradis, simplement il s’enfuir vers la direction et l’angle qui lui fait du bien.

Parce que, la cupidité rend l’accident.

気持ちのいい事をしたいのが人間よ。すればいいのに、しないのが人間よ。
気持ちのいい事をするのが悪い事のように躾られてしまった。
L’être humain a envie de se sentir « bon » et de le faire. Il est bien sûr autorisé de le faire mais il ne le permet pas. Il a été discipliné, Comme s’il reçoit un péché s’il l’réalise.

 操体法で治るからネ。ただ急がないでネ。一ぺんでは治らないけれども治る理由があるのだからネ。信じてやること。 まあ やってみなさい。ただ力んでやっては駄目だヨ。
Ne te précipite pas, tu seras guéri ensuite par le Soutai Ho. Simplement une fois de pratique ne suffit pas. Parce qu’il y a une raison de guérir, alors garde la fois sur soi et pratique-le. Sauf, il ne faut pas de mettre trop de force pour le faire.

 気持ちがよくて 調子のいい時にこそ気をつけろ。間に合えばいいのよ。 間に合えば。なんでも試してみる。ヤジウマ根性を発揮せよ。
Il faut absolument faire attention lorsque tu te sens bien et ça se passe bien.
N’oublie pas ce que c’est juste pour que tu te débrouille.
Essais tout ce que tu te sens,
Emerge ta curiosité !