Points forts de la formation

Enseigner, c’est aussi apprendre, une pédagogie du partage et de l’échange.

Une des particularités de cette formation est l’organisation de séances en groupes mixtes, réunissant des élèves de niveaux différents. Ainsi, les élèves de Niveau 1 pratiquent avec ceux du Niveau 2, et les élèves du Niveau 2 avec ceux du Niveau 3.

Cette approche repose sur une conviction simple : on apprend autant de ses pairs que de son enseignant. Recevoir un shiatsu d’un élève plus avancé permet de percevoir concrètement la qualité de toucher à laquelle on aspire. À l’inverse, donner un shiatsu à un élève moins expérimenté pousse les plus avancés à mettre des mots sur leur ressenti, à transmettre ce qu’ils ont intégré — et c’est souvent en enseignant que l’on comprend vraiment.

Ces échanges inter-niveaux créent une dynamique d’émulation bienveillante, où chacun progresse à son rythme tout en s’enrichissant du regard et du toucher de l’autre.

Cette vision de l’apprentissage s’inspire d’un modèle éducatif traditionnel japonais : le terakoya (寺子屋).

À l’époque d’Edo (XVIIe – XIXe siècle), les terakoya étaient des petites écoles de quartier, souvent installées dans des temples bouddhistes, où des enfants de tous âges et de toutes conditions sociales apprenaient ensemble à lire, écrire et compter. Ce qui les distinguait des institutions formelles de l’époque, c’était leur atmosphère chaleureuse et familiale : l’enseignant guidait l’ensemble du groupe, mais les élèves plus âgés ou plus avancés prenaient naturellement soin des plus jeunes, les aidaient, les encourageaient. L’entraide n’était pas une option — elle faisait partie intégrante de l’apprentissage lui-même.

C’est précisément cet esprit que l’école de Toshi ICHIKAWA cherche à cultiver. L’enseignant est bien sûr au cœur de la transmission, mais les élèves des niveaux supérieurs jouent eux aussi un rôle actif : ils accompagnent, soutiennent et guident ceux qui débutent. Prendre soin de l’autre, à tous les niveaux, est ici considéré comme une pratique à part entière — tout à fait dans l’esprit du shiatsu.

Pas de rentrée fixe : commencez quand vous êtes prêt(e), une entrée en formation à tout moment de l’année.

L’une des souplesses essentielles de cette formation est la liberté de commencer à tout moment de l’année, dès qu’une place est disponible. Cette organisation a été pensée pour que chacun puisse se lancer quand l’envie et le moment se présentent — sans avoir à attendre une rentrée fixe.

Comment cela est-il possible ? Prenons le Niveau 1 comme exemple.

Au cours de cette première année, les élèves apprennent quatre protocoles fondamentaux — appelés « kata de base » — qui structurent la pratique du shiatsu. Ces quatre protocoles sont enseignés de manière cyclique tout au long de l’année, chacun lié à une période ou une saison particulière. Ainsi, quel que soit le moment où un élève intègre la formation, il traversera naturellement l’ensemble des quatre protocoles au fil de ses douze premiers mois de pratique.

À l’issue de cette année — quelle qu’en soit la date de départ —, les élèves souhaitant accéder au Niveau 2 peuvent se présenter à l’examen pratique.

Ce principe s’applique à l’ensemble du parcours : après trois ans de formation, quel que soit le mois où l’aventure a commencé, chaque élève est en mesure de se présenter à l’examen final de fin de formation.